Constantin Brancusi

Né en 1876 à Hobitza, en Roumanie, Constantin Brancusi a fait ses études à l’École d’Arts Décoratifs de Cracovie, ainsi qu’à l’École des Beaux-Arts de Varsovie et de Paris. En France, il rencontre Amedeo Modigliani, Fernand Léger, Henri Matisse et Marcel Duchamp. Dans les années vingt, il fréquente Tristan Tzara, Francis Picabia et d’autres dadaïstes et, sans adhérer à aucun mouvement artistique, il fait toutefois partie de l’avant-garde parisienne : ses sculptures prennent leurs distances par rapport à la passion dix-neuviémiste pour le naturalisme et révèlent un intérêt très marqué pour la sculpture dite “primitive”. En 1905, épaulé par le surréaliste Man Ray, Brancusi se tourne vers la photographie comme moyen de documenter ses propres créations. Brancusi s’est employé, tout au long de sa vie artistique, à simplifier les formes à l’extrême. Sa recherche vise à découvrir une matrice plastique originaire et parvient à reconnaître, dans la forme, la révélation des qualités vitales ou “organiques” nichées au plus intime de la matière. Beaucoup de ses œuvres, en marbre et en bronze, sont des variations sur un nombre restreint de thèmes : le Baiser, le visage d’une Muse endormie, l'Oiseau ou la Colonne sans fin. Pionnier du mouvement moderne, Constantin Brancusi, un des plus grands représentants de la sculpture du XXe sicèle, s’est éteint à Paris le 16 mars 1957.

La Muse endormie – Slip of the Tongue